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LA SOUFFRANCE CACHÉE DES ABEILLES.

LA SOUFFRANCE CACHÉE DES ABEILLES.

 

Le miel, la cire d'abeille, la gelée royale, le propolis ... 

 

Les abeilles sont-elles en danger ? Souffrent-elles ? On pense toujours que l'apiculture est une pratique innocente, que les apiculteurs et les abeilles sont les meilleurs amis du monde et que le miel est indispensable pour notre santé ...

 

Le but de cet article, est comme pour les autres : 

Vous sensibiliser à la cause du Respect du Vivant.

 

LA SOUFFRANCE CACHÉE DES ABEILLES.

 

 

INTRODUCTION

 

Les abeilles ont un rôle essentiel pour la préservation de la biodiversité. Ce sont des insectes pollinisateurs. L'activité de pollinisation est essentielle à l'agriculture. En effet, la majorité des cultures de fruits, de légumes, de fruits à coques, d'épices, du café et du cacao bénéficient de l'activité pollinisatrice des abeilles.

 

Selon une étude, 35% de la production mondiale de nourriture est directement dépendante des pollinisateurs. La valeur du service de pollinisation des insectes a été estimée à 153 milliards d'euros ! Soit 9.5 de la valeur de la production agricole mondiale.

 

Partout dans le monde des colonies d'abeilles disparaissent ... En France les colonies décimées représentent 29 %. Plusieurs facteurs contribuent à cette surmortalité : les pesticides utilisés dans l'agriculture intensive sont incriminées, ainsi que le réchauffement climatique et le fameux frelon asiatique, grand prédateur d'abeilles.

 

Je rappelle que ce dernier a été introduit sur le territoire français en 2004 via le commerce de poteries chinoises pour l'horticulture. Et oui, nous sommes encore une fois les seuls responsables de notre propre extinction. Ne blâmons pas ce pauvre frelon qui au final ne fait qu'assurer sa propre survie.

 

La disparition des abeilles et des autres insectes pollinisateurs auraient un impact catastrophique sur notre planète ! En effet, la production agricole diminuerait et le prix de l'alimentation augmenterait en masse, aggravant alors la crise alimentaire mondiale.

 

La production mondiale agricole ne suffirait plus à satisfaire les besoins actuels. Les régions importatrices comme L'Union Européenne seraient plus particulièrement touchées.

 

L'effet "boule de neige" de la disparition des abeilles sur les autres espèces, végétales et animales, menace à terme l'espèce humaine ...

 

LA SOUFFRANCE CACHÉE DES ABEILLES.

 

DAME L'ABEILLE, QUI ES-TU VRAIMENT ?

 

À l'origine, l'abeille est sauvage, il y a une grosse différence entre l'abeille que nous connaissons tous, celle qui est domestiquée par l'Homme qui vit dans une ruche avec une colonie exploitée pour son miel, sa cire ... et l'abeille sauvage qui est solitaire !

 

Les abeilles domestiquées sont des insectes sociaux, elles dépendent les unes des autres et communiquent des informations. Elles savent tout ce qu’il y a à l’intérieur, comme à l’extérieur, de leur ruche : l’espace qu’elles peuvent exploiter, le temps qu’il fait, les caractéristiques de quantité et de qualité du pollen ...

 

L'abeille sauvage (solitaire) n'a pas la même vie que l'abeille domestiquée ! 90% des abeilles sauvages n'ont pas de reine. Elles sont solitaires, elles travaillent indépendamment, pour elles-même. Elles ne font pas de miel non-plus. Chaque goutte de nectar butinée est soigneusement mélangée avec le pollen, formant de petites boules de nourriture et stockée dans les cellules du tunnel pour les futures jeunes abeilles.

 

Les abeilles sauvages ne sont pas agressives envers les humains car elles n'ont pas de stock de miel à défendre. Plus de la moitié n'ont même pas de dard ! Il faut bien comprendre que les abeilles domestiques sont bien éloignées de leurs cousines puisqu'elles ont subies des mutations génétiques afin d'être plus rentables.

 

C'est un peu comme le lapin nain domestique qui est très éloigné de son cousin le lapin de garenne, même si ils ont des gênes en commun. Ils sont les fruits de l'expérimentation animale orchestrée par l'Homme. 

 

LA SOUFFRANCE CACHÉE DES ABEILLES.

 

L'abeille est donc au départ, farouche, préférant fuir l'Homme et donc presque invisible à nos yeux, souffrant directement de nos gestes et de notre négligence. Pas simplement à cause des pesticides, mais par nos propres mains au sein de nos jardins (où elles se réfugient). Nous leur ôtons leur habitat naturel sans même nous apercevoir. 

 

En effet, 70% des abeilles font leur nid dans la terre recouvert de peu de végétations et/ou de pelouse face aux zones ensoleillées. Les autres 30% font leur nids hors-sol et cherchent dans leur habitat naturel.

 

> les tunnels d'autres insectes

> le bois mort

> les tiges de bois creux (les roseaux par exemple)

> les fissures des rochers creusés par l'érosion

> les tiges à moelle (ronces, framboisier, sureau, fusain, rosier et buddléia)

 

Or, le bois mort est coupé pour le chauffage, les vieilles tiges de plantes sont balayées dans nos jardins ... Tout cela conduit à une pénurie sévère d'habitats naturels. Par conséquent, nos amies les abeilles, en désespoir de cause, finissent par trouver refuge dans des cavités comme :

 

> les trous d'aération des fenêtres

> les joints des murs en brique

> le torchis

> le mobilier de jardin

> les prises d'électricité externes

 

Vous voulez les aider ? Pensez au nichoir pour abeilles sauvages ! En tapant sur le net vous trouverez facilement un nichoir pour moins de 10 euros. Vous pouvez aussi le fabriquer vous-même un dimanche après-midi.

(Voir les "DIY bricolo" ci-dessous ! ^_^)

 

Pour un meilleur visuel, cliquez sur les photos :)Pour un meilleur visuel, cliquez sur les photos :)Pour un meilleur visuel, cliquez sur les photos :)

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POURQUOI CONSOMMONS-NOUS DU MIEL ?

 

Le commerce du miel

 

« Le ministère de l’Agriculture indiquait que 69 600 apiculteurs exploitaient 1,4 million de ruches. Celles-ci ont produit 18 000 tonnes de miel, alors que les Français en consomment 40 000 tonnes par an. »

 

On comprend donc qu’il s’agit d’un marché surtout d’importations, car en plus du miel on retrouve d'autres produits commerciaux comme la cire ou la gelée royale , utilisés en grandes quantités dans les cosmétiques et produits d'entretien ménagers.

 

 

 

 

Les mythes commerciaux

 

Encore actuellement, on aime dire que le miel est bon pour la santé, c’est un argument de vente. Mais du coup, à force, on y croit sans même y réfléchir. Pourtant ces pseudos vertus médicales qu’aurait le miel ne sont pas prouvées scientifiquement et elles ont été interdites par la Commission Européenne.

 

À chaque printemps, on importe de nouvelles colonies et on détruit celles qui ne sont plus rentables. Il n’est pas nécessaire d’exploiter les abeilles pour nous nourrir, ne pas consommer de miel c’est ne pas participer à cette exploitation.

 

 

LA SOUFFRANCE CACHÉE DES ABEILLES.

 

LE MIEL APPARTIENT AUX ABEILLES, ET À ELLES SEULES !

 

En gros, c’est leur bouffe pas la tienne !

Le miel est la seule réserve alimentaire des abeilles, fabriqué par elles, et donc il leur appartient. Pour défendre leur miel des guerres éclatent entre les différentes colonies, où les abeilles sont capables de se battre à mort pour défendre leur bien, le miel est important pour leur survie.

 

 

Hommes = voleurs ?

Nous volons donc le miel des abeille et pour réussir cette sombre mission, il faut leur faire quitter leurs ruches, qu'elles vont protéger, jusqu’à en mourir car quand une abeille pique elle en meurt, en y laissant son dard.

Triste destin ...

 

 

 

Le mythe de l’amitié entre l’apiculteur et l’abeille

 

Il y a donc une exploitation, où l’on domine forcément l’abeille. Il n’ y a pas de lien mystique entre l’apiculteur et l’abeille, la culture du miel n’est absolument pas bénéfique pour l’abeille, c’est un mythe.

 

 

 

 

COMMENT FONT-ELLES ALORS POUR SE NOURRIR ?

 

 

« Pas de soucis, on remplace le miel par du sirop de sucre, t’inquiète ! »

 

Oui, donc en conclusion, on leur enlève leur aliment naturel. Les apiculteurs ne viennent pas emprunter un peu de miel, ils en récupèrent un maximum (n’oublions pas que c’est un commerce). Donc les abeilles doivent se contenter la plupart du temps de ce sirop, souvent industriel, bourré d’OGM, de pesticides et de compléments alimentaires (puisque cela ne leur donne pas assez d’énergie). Autant vous dire que ce sirop nuit à leur espérance de vie, beaucoup d’abeilles en périssent, surtout en hiver.

 

LA SOUFFRANCE CACHÉE DES ABEILLES.

 

L'APICULTURE : BRISONS LE MYTHE !

 

Les piqûres 

« La preuve que ça ne gêne pas les abeilles, les apiculteurs ne se font pas piquer ! » 

 

Ah, pourquoi ils portent des combinaisons alors ? L’apiculteur se fait piquer c’est un fait. On estime environ une trentaine de piqûres par jour. Ces piqûres venimeuses peuvent être un problème pour les apiculteurs.

 

 

 

Sélection des abeilles et hérédité

 

On veut des abeilles dociles pour pouvoir les dominer plus facilement, mais le problème c’est que les colonies dites « méchantes », donc agressives, sont plus productives. On utilise donc la sélection massale, qui « consiste à choisir dans une population à fécondation libre les grains qui seront utilisés comme semence l’année suivante ».

 

Cela a donc pour but d’améliorer l’espèce (du point de vue des exploitants bien entendu). Cette docilité n’est pas bonne pour la survie de l’espèce et cela empêche une certaine diversité.

 

 

 

« Oui mais moi je prends que du bio, donc c’est différent » 

 

Les idées reçues du bio, phénomène de publicité... Le miel bio ne change pas les conditions de vie et les traitements que subissent les abeilles. Le procédé reste le même ...

 

 

 

Le mythe des gentils apiculteurs

 

Les apiculteurs ne sont évidemment pas les seuls responsables de cette souffrance, mais ils ne sont pas non plus défenseurs des abeilles. Les abeilles qui sont sauvages subissent elles aussi la pollution, les pesticides... etc

 

« L’AFSSA] a recensé en 2009 pas moins de 40 causes possibles à la mortalité des abeilles »

 

 

 

Mais les apiculteurs y participent pleinement, infligeant souffrances, maladies et mort aux abeilles.

 

 

Squatteur de rûches

Squatteur de rûches

 

LES MÉTHODES D'EXPLOITATION UTILISÉES

 

 

On brise leur intimité

 

L’atmosphère sociale et sensible des abeilles, vient se briser quand on décide d’ouvrir la ruche. C'est un peu le principe du squattage ... Je rappelle aussi, qu'il est impossible d’éviter d’écraser des abeilles lorsque l’on vient à la ruche.

 

 

 

La méthode de l’enfumage

 

Pour chasser les abeilles on pratique souvent l’enfumage, ce qui évidemment génère beaucoup de stress, les abeilles tombent alors, paralysées pendant 10 minutes environ.

 

 

la méthode de l'enfumage ...

la méthode de l'enfumage ...

 

LA REINE ET SON TRAGIQUE DESTIN !

 

Le « turn-over »

A chaque saison on tue les reines pour les remplacer par d’autres, plus rentables.

 

 

Le clippage

On coupe les ailes de la reine pour être sûr qu’elle reste bien dans la ruche.

 

 

Insémination ou Viol (acte sexuel criminel commis sous la menace ou l'utilisation de la force contre un individu qui n'est pas consentant).

Pour créer une espèce docile, comme nous l’avons vu avant, on pratique l’insémination artificielle. On décapite le mâle, on presse son abdomen, on récupère son sperme, on écarte l’orifice génital de la reine et on y insère la seringue de sperme.

 

 

La vie des reines

Les reines sont obligées de pondre plus qu’au naturel, puisque l’on tue beaucoup d’abeilles.

« Patrick Drajnudel, de l’association L’Étoile des abeilles, constate que les reines vivent de moins en moins longtemps, épuisées par la ponte intensive qu’on leur impose. Ce constat est également partagé par Gilles Fert, éleveur professionnel de reines, qui confirme que les reines vivent désormais rarement plus d’une saison à une saison et demie, alors qu’elles vivaient autrefois 3, 4, voire 5 ans

 

 

Spécisme animal et société sexiste envers les femelles (encore une fois !)

Les reines sont vendues comme des objets.

 

 

La gelée royale

La gelée royale est l’aliment des larves et des reines. Pour la récupérer on enlève la reine de la ruche ou alors on la tue, du coup les abeilles reçoivent le signal d’alerte et viennent nourrir les pontes pour pouvoir élever une autre reine. Pour finir l’apiculteur récupère le contenu des alvéoles, retirant les larves.

 

Expérimentations, clippage et insémination ...
Expérimentations, clippage et insémination ...Expérimentations, clippage et insémination ...

Expérimentations, clippage et insémination ...

 

LE VOYAGE DES RUCHES

 

 

La technique des ruches fermées

 

Cette technique entraîne un danger d’étouffement, le miel engluant les abeilles. Le transport des abeilles entraîne des maladies et le rassemblement de plusieurs ruches au même endroit favorise le mélange de différentes colonies, et donc de conflits.

 

LA SOUFFRANCE CACHÉE DES ABEILLES.LA SOUFFRANCE CACHÉE DES ABEILLES.

 

Heureusement, il existe de nombreuses alternatives végétales qui en plus d'être écologiques, sont produites dans des conditions éthiques. 

Ci-dessous, découvrez 3 alternatives véganes au miel !

 

LA SOUFFRANCE CACHÉE DES ABEILLES.

 

LE SIROP ou NECTAR D'AGAVE (mon chouchou ^_^)

C'est un sucrant naturel qui est issu de l’extraction de la sève de cactus, Les agaves sont de grandes plantes qui ressemblent également aux yuccas et à la famille des Aloe-Vera. On trouve parfois des agaves dans le sud de la France, mais sont très commun au Mexique. 

Le sirop ou nectar d’agave est utilisé depuis bien longtemps au Mexique et était déjà connu des Aztèques qui appréciaient son léger goût.

Fabuleux nectar, le sirop d’avage est aussi appelé nectar d’agave, “eau de miel” ou “aguamiel” car il est plus liquide que le miel.

Les Aztèques donnaient l’agave en offrande aux dieux. Ils utilisaient le sirop d’agave pour améliorer la nourriture et les boissons. L’agave était aussi utilisé à des fins thérapeuthiques, notamment comme antibactérien pour soigner les maladies de la peau.

Le sirop d’agave est donc un produit naturel sucrant. Extrait de cactus et à l’index glycémique très faible, le sirop d’agave est un très bon ingrédient pour tous ceux qui souhaitent limiter leur consommation de sucre.

Le sirop d’agave de couleur blond clair est le jus sucré extrait de l’agave bleu, un cactus qui pousse au Mexique. Filtré et concentré par évaporation, il est naturellement constitué de fructose (sucre naturel du fruit).

 

L'agave et son siropL'agave et son sirop

L'agave et son sirop

 

LE NECTAR DE COCO

 

Le sucre de fleur de coco est l'un des plus anciens sucrants naturels utilisés & consommés par l’Homme. C’est en Asie que sa naissance est apparue, il y a environ 6 000 ans.

 

C'est grâce à une fleur que le sucre de coco voit le jour. En effet, c'est à partir de la sève des fleurs récoltées du cocotier que l'on fabrique ce délicieux sucrant. La sève récoltée, est ensuite mise à chauffer afin d'évaporer l'eau qu'elle contient. 

 

Une fois l'eau évaporée, on obtient un sirop qui ressemble à une sorte de caramel : épais, brun clair et relativement crémeux. Le nectar (ou sirop) est alors mis en bouteille.

 

L'Index glycémique du sucre de fleur de coco est de 24.5, soit un IG très bas, tous aliments confondus, même comparés aux autres sucrants sains. Le sirop d'agave (environ 40) , le sucre blanc (environ 65) et les miels (de 50 à 70 !).

 

La fleur de coco et son nectarLa fleur de coco et son nectar

La fleur de coco et son nectar

 

LE SIROP D'ÉRABLE

 

Le sirop d'érable est un produit naturel sans aucun additif. C'est une solution sucrée naturellement, produite à partir de la sève d'érable qui est recueillie au début du printemps et est ensuite concentrée par ébullition. 

La méthode de production du sirop d'érable était déjà connue et maîtrisée par les natifs américains du Canada lors de l'arrivée des Européens. On s'en servait en particulier comme aliment tonique, au printemps. De nombreuses légendes amérindiennes mettent en scène le sirop d'érable. 

L'apport énergétique d'une cuillère à table (15 ml) de sirop d'érable est de 50 kilocalories.

 

L'érable et son siropL'érable et son sirop

L'érable et son sirop

 

Sources :

> Le site du ministère de l’Agriculture

> http://www7.inra.fr/opie-insectes/pdf/i137villemant.pdf

> http://www.efsa.europa.eu/fr/press/news/130116

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Affectueusement Votre 20/04/2017 10:26

Je n'en consomme plus mais je n'avais jamais vraiment trouvé d'explications détaillées. Merci à toi, je sais maintenant pourquoi il faut arrêter d'en consommer ! On parle beaucoup du lait et de la viande mais peu des abeilles je trouve, pourtant ce qu'on leur fait endurer et ignoble...

Lora Andress (Beaut'éthique) 20/04/2017 16:46

c'est exact, c'est aussi pour cela que je souhaites en parler comme pour le lait d'ânesse d'ailleurs ...
merci pour ton commentaire !